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Capitaine de navire de charge côtier

Capitaine de navire de charge côtier

Le capitaine commande un navire de marchandises en navigation côtière et répond de la sécurité du bord, de l’équipage et de la cargaison.

En quoi consiste le métier de capitaine de navire de charge ?

Le capitaine d’un navire de charge commande un navire qui transporte des marchandises. La réglementation définit le navire de charge par exclusion : « est désigné « navire de charge » tout navire autre qu’un navire à passagers, un navire de pêche ou un navire de plaisance » (division 222 du règlement annexé à l’arrêté du 23 novembre 1987, édition du 11 avril 2025). Cette même division s’applique aux navires de charge sous pavillon français de jauge brute inférieure à 500, exploités à usage professionnel : c’est exactement le segment côtier décrit ici.

L’autorité du capitaine a un fondement légal. L’article L5531-1 du code des transports dispose que « le capitaine a sur toutes les personnes […] l’autorité que justifient le maintien de l’ordre, la sûreté et la sécurité du navire ». Trois termes qui résument la fonction : l’ordre à bord, la sûreté, la sécurité.

Le travail se répartit entre la conduite du navire et l’exploitation commerciale. La conduite recouvre la planification de la traversée, la tenue du quart, la manœuvre à l’entrée et à la sortie des ports, la veille météorologique et l’application des règles de barre. L’exploitation recouvre les opérations de chargement et de déchargement, l’arrimage, le calcul de la stabilité et de l’assiette, et la tenue des documents réglementaires du bord.

Sur un navire de charge côtier, l’équipage est réduit et les escales rapprochées. Le capitaine enchaîne les manœuvres portuaires à un rythme que ne connaît pas la navigation au long cours, et traite lui-même une part des relations avec l’armement, les agents portuaires et les autorités.

Compétences requises pour commander un navire de charge

  • Conduite du navire. Les brevets de capitaine attestent la capacité à « déterminer la position d’un navire afin de naviguer en toute sécurité et éviter tout risque de collision », à « planifier et effectuer une traversée » et à « manœuvrer son navire dans toutes les circonstances ».
  • Opérations cargaison. C’est ce qui distingue ce métier du commandement d’une unité à passagers. Les référentiels attestent la capacité à « diriger la manutention et contrôler l’arrimage de la cargaison » et à « planifier et garantir la sécurité et la stabilité du navire lors du chargement, de l’arrimage, de l’assujettissement et du déchargement des cargaisons », y compris « dans le cadre du transport de matières dangereuses » (France compétences, RNCP39799). Au niveau opérationnel, l’officier « organise et surveille les opérations de chargement, d’arrimage, d’assujettissement et de déchargement », en adaptant les procédures au type de transport, réfrigéré ou en vrac, et au type de navire (France compétences, RNCP39656).
  • Stabilité et navigabilité. Le référentiel du capitaine 200 attend de savoir « contrôler la stabilité, l’assiette et les contraintes liées au type de navire » et de « maintenir la navigabilité du navire » (France compétences, RNCP38863). Sur un navire de charge, chaque plan de chargement modifie ces paramètres.
  • Encadrement. Le capitaine dirige l’équipage. Les référentiels des brevets supérieurs y ajoutent le management de l’entreprise maritime et l’encadrement en français comme en anglais (France compétences, RNCP39152 et RNCP39656).

Qualités attendues dans la fonction :

  • Capacité de décision, seul et sans recours immédiat à un tiers.
  • Rigueur documentaire : les titres de sécurité, les documents de bord et les documents de cargaison sont contrôlés à chaque escale.
  • Sang-froid en manœuvre portuaire, dans un trafic dense et des marges réduites.
  • Sens de l’organisation, l’enchaînement des escales laissant peu de latitude.
  • Aptitude à diriger une petite équipe sur des périodes d’embarquement prolongées.

Conditions d’exercice du métier

Le cabotage.

Le transport de marchandises entre ports d’un même État relève du cabotage maritime, défini par le règlement (CEE) n° 3577/92 du Conseil du 7 décembre 1992. Le règlement distingue le cabotage continental, entre ports du territoire principal d’un même État membre, les services d’approvisionnement offshore, entre un port et les installations du plateau continental, et le cabotage avec les îles.

Le secteur

En 2025, les ports français ont traité 333,4 millions de tonnes de marchandises, en hausse de 2,4 % sur un an (service des données et études statistiques). La flotte de commerce sous pavillon français comptait 464 navires de jauge brute supérieure à 100 au 1er janvier 2026, dont 231 navires de transport, pour un âge moyen de 6,2 ans sur la flotte de transport.

En Méditerranée

Le port de Sète assure 77 % du fret maritime de la région Occitanie (DREAL Occitanie, chiffres clés 2023 des transports). Le port appartient à la Région, qui en a confié la gestion à l’établissement public Port Sud de France.

Rythmes

L’activité alterne les périodes en mer et les phases de repos à terre. En navigation côtière, les durées d’embarquement sont plus courtes qu’au long cours, les escales plus fréquentes.

Aptitude médicale

Un certificat d’aptitude médicale à la navigation en cours de validité est exigé, délivré par un médecin du Service de santé des gens de mer. Il est valable vingt-quatre mois, durée ramenée à douze mois pour les marins de moins de 18 ans et de plus de 55 ans, et doit être obtenu avant toute entrée en formation maritime. L’arrêté du 3 août 2017 fixe des normes précises pour les fonctions du pont, dont une vision de loin de 7/10 pour l’œil le plus faible et l’absence de dyschromatopsie (arrêté du 3 août 2017).

Discipline à bord

Le code des transports encadre la police intérieure du navire. Les fautes professionnelles et les comportements troublant la vie à bord constituent des fautes disciplinaires, sanctionnées du blâme à la consigne.

Validité du titre

Les brevets de capitaine sont valables cinq ans et soumis à revalidation quinquennale, qui suppose de maintenir l’aptitude médicale, le service en mer et les attestations de sécurité à jour.

Nos formations

Quelle formation pour devenir capitaine de navire de charge ?

Cap Navigation prépare au certificat de matelot pont et au brevet de Capitaine 200. Ce dernier autorise le commandement des navires de jauge brute inférieure à 200 naviguant jusqu’à 20 milles des côtes, ce qui couvre les plus petites unités de charge en navigation de proximité. Au-delà de cette jauge ou de cette distance, le titre exigé est le brevet de capitaine 500 puis le brevet de capitaine 3 000, que le centre ne prépare pas.

Le parcours réglementaire se construit en trois éléments cumulatifs : un diplôme, qui atteste la formation ; du service en mer, qui atteste l’expérience ; un brevet, délivré ensuite par la direction interrégionale de la mer, qui autorise l’exercice des fonctions (DIRM Méditerranée).

Les étapes que Cap Navigation accompagne :

  • Le Certificat Matelot Pont, accessible sans diplôme ni expérience en mer, ouvre les fonctions d’appui au service pont.
  • Après six mois de service en mer, l’entrée en formation Capitaine 200 devient possible. La délivrance du brevet suppose 20 ans révolus et douze mois de navigation cumulés au cours des cinq années précédentes.

La suite du parcours relève d’autres organismes. Le brevet de capitaine 500 se prépare à partir des modules P1-2, P2-2 et NP-2, avec les certificats de sécurité correspondants (France compétences, RNCP39152). Le brevet de capitaine 3 000 exige 20 ans révolus, la qualification de second capitaine 3 000 et 36 mois de service en mer comme officier breveté, réductibles à 24 mois avec 12 mois comme capitaine en second

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Certificat Matelot Pont
Durée de la formation
235 h, 290 h avec le CFBS
Prochaine session
Du 2 novembre au 18 décembre 2026
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Brevet Capitaine 200
Durée de la formation
392 h, dont 50 h de formations spécifiques
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Du 4 janvier au 13 mars 2027
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Comment financer votre formation maritime ?

Plusieurs dispositifs peuvent prendre en charge tout ou partie du coût de votre formation. Selon votre situation, salarié, demandeur d’emploi, indépendant ou marin en activité, vous pouvez mobiliser votre OPCO (OCAPIAT, OPCO Mobilités, OPCO EP ou AFDAS selon votre secteur), le CPF, l’aide individuelle à la formation de France Travail, le Programme régional de formation d’Occitanie ou un projet de transition professionnelle. Notre équipe fait le point avec vous sur les aides accessibles et monte le dossier auprès du financeur.

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Les formations du centre sur la filière pont

Le Certificat Matelot Pont ouvre la filière : il ne demande ni diplôme ni service en mer et donne accès aux fonctions d’appui au service pont, y compris à bord des navires de charge.

Le brevet de Capitaine 200 constitue l’étape suivante. Titre polyvalent, il couvre le pont et la machine, ce qui correspond aux équipages réduits des navires de petite jauge.

Le certificat de formation de base à la sécurité accompagne l’ensemble de ces parcours : il est exigé de tous les gens de mer par la convention STCW et se revalide tous les cinq ans pour le commerce et la plaisance.

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Brevet Capitaine 200
Durée de la formation
392 h, dont 50 h de formations spécifiques
Prochaine session
Du 4 janvier au 13 mars 2027
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Certificat Matelot Pont
Durée de la formation
235 h, 290 h avec le CFBS
Prochaine session
Du 2 novembre au 18 décembre 2026
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BACPN — Brevet d’aptitude à la conduite de petits navires
Durée de la formation
80 h, 107 h avec le CFBS
Prochaine session
Du 30 novembre au 18 décembre 2026
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Foire aux questions

FAQ du métier de capitaine de navire de charge

Ces réponses portent sur le commandement d’un navire de marchandises en navigation côtière : le rôle du capitaine à bord, le brevet exigé selon la jauge et la distance, ce que recouvre le cabotage, les repères de rémunération publiés par le ministère et le parcours qui mène à ces fonctions.

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Le capitaine commande le navire et répond de la sécurité du bord. L’article L5531-1 du code des transports lui reconnaît, sur toutes les personnes présentes à bord, « l’autorité que justifient le maintien de l’ordre, la sûreté et la sécurité du navire ». Sur un navire de charge, cette responsabilité s’étend à la cargaison : le référentiel du brevet de capitaine 3 000 attend de savoir « diriger la manutention et contrôler l’arrimage de la cargaison » et garantir la stabilité du navire pendant les opérations.

Le titre dépend de la jauge brute du navire et de la distance de navigation, et les deux limites sont cumulatives. Jusqu’à 200 UMS et 20 milles des côtes, le brevet de capitaine 200 suffit. Jusqu’à 500 UMS et 200 milles, il faut le brevet de capitaine 500. Jusqu’à 3 000 UMS, sans limitation de distance, le brevet de capitaine 3 000 (France compétences, fiches RNCP38863, RNCP39152 et RNCP39799). → La formation Capitaine 200 en détail

La réglementation le définit par exclusion : « est désigné « navire de charge » tout navire autre qu’un navire à passagers, un navire de pêche ou un navire de plaisance » (division 222 du règlement annexé à l’arrêté du 23 novembre 1987). Cette division s’applique aux navires de charge sous pavillon français de jauge brute inférieure à 500. Dans le langage courant, on parle de cargo.

Le cabotage désigne le transport par mer à l’intérieur d’un même État. Le règlement (CEE) n° 3577/92 en distingue trois formes : le cabotage continental, entre ports du territoire principal d’un même État membre ; les services d’approvisionnement offshore, entre un port et les installations du plateau continental ; le cabotage avec les îles.

Le ministère chargé de la Mer ne publie pas de fiche métier « capitaine » et ne donne donc pas de fourchette pour cette fonction. Le repère officiel le plus proche concerne l’officier de pont, qui exerce au niveau opérationnel sous l’autorité du capitaine : de 2 800 à 3 800 € brut par mois en début de carrière, de 4 500 à 7 000 € brut par mois pour un profil expérimenté (ministère chargé de la Mer, fiche métier Officier de marine marchande pont, 2023). Ces montants ne sont pas ceux d’un commandant : le ministère présente le commandement comme une évolution possible depuis le poste d’officier, sans chiffre associé.

« Capitaine » est le terme réglementaire. C’est celui qu’emploient le code des transports pour définir l’autorité à bord et les brevets délivrés par l’administration des affaires maritimes, du capitaine 200 au capitaine 3 000. « Commandant » est l’usage courant à bord et dans les armements pour désigner la même personne. La marine marchande ne connaît pas de grades : l’administration raisonne en fonctions et en niveaux de responsabilité, direction, opérationnel et appui.

Le centre prépare au Certificat Matelot Pont et au brevet de Capitaine 200. Ce brevet autorise le commandement des navires de jauge brute inférieure à 200 naviguant jusqu’à 20 milles des côtes, ce qui couvre les plus petites unités de charge en navigation de proximité. Pour les navires plus grands ou naviguant plus loin, les brevets de capitaine 500 et de capitaine 3 000 sont exigés, et le centre ne les prépare pas. Notre équipe vous oriente vers les organismes compétents.

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