CFBS – Certificat de formation de base à la sécurité maritime
Le certificat de formation de base à la sécurité est la formation obligatoire de tout marin embarquant sur un navire professionnel. Il couvre quatre domaines : les techniques individuelles de survie, la lutte contre l’incendie, les premiers secours et la sécurité des personnes à bord. Cap Navigation propose la formation initiale et le recyclage.
À propos de la formation
Le certificat de formation de base à la sécurité, ou CFBS, atteste que le marin a acquis les compétences minimales de sécurité exigées de tous les gens de mer par la convention internationale STCW. Sa délivrance est régie par l’arrêté du 26 juillet 2013. Il est exigé pour embarquer sur un navire de commerce ou de plaisance armé avec un rôle d’équipage. Sa durée de validité est de cinq ans pour ces navires ; il n’est pas soumis à échéance pour la pêche et les cultures marines (Direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest).
Le certificat est composé de quatre formations distinctes, chacune adossée à un tableau de compétences du code STCW : techniques individuelles de survie (tableau A-VI/1-1), formation de base à la lutte contre l’incendie (tableau A-VI/1-2), premiers secours élémentaires au titre de l’enseignement médical de niveau I, sécurité des personnes et responsabilités sociales (tableau A-VI/1-4).
La formation est majoritairement pratique. Les exercices de survie se déroulent en mer, sur un plan d’eau ou en piscine, avec du matériel agréé SOLAS en cours de validité. Les exercices d’incendie se déroulent dans des locaux reproduisant les conditions du bord, sur au moins deux ponts, et autant que possible dans l’obscurité (arrêté du 26 juillet 2013, annexe I).
Le CFBS fait partie intégrante des parcours de formation maritime. Il représente 55 heures dans le référentiel du certificat de matelot pont comme dans celui du mécanicien 250 kW, et figure parmi les attestations exigées à l’entrée en formation BACPN. → La formation Certificat Matelot Pont en détail
Prérequis :
La formation initiale ne demande ni diplôme ni expérience préalable en mer.
Elle suppose en revanche une aptitude physique aux exercices pratiques, qui comportent le saut dans l’eau depuis une certaine hauteur, la nage avec brassière ou combinaison d’immersion, le redressement d’un radeau retourné et la progression en espace enfumé sous appareil respiratoire autonome. Le certificat d’aptitude médicale à la navigation, exigé pour l’entrée dans les formations maritimes et pour l’embarquement, est délivré par un médecin du Service de santé des gens de mer (ministère chargé de la Mer).
Pour la formation de recyclage, le candidat doit présenter son CFBS, en cours de validité ou récemment expiré.
Lieu de formation :
La formation se déroule au centre Cap Navigation, à Sète, dans l’Hérault. Les exercices de survie se tiennent sur le plan d’eau ou en bassin, les exercices d’incendie sur un plateau technique équipé du matériel agréé SOLAS.
Sète est desservie par l’autoroute A9 et par sa gare SNCF. Temps de trajet routiers indicatifs relevés en septembre 2026 : Montpellier 30 minutes, Béziers 25 minutes, Nîmes 1 heure, Perpignan 1 h 30, Marseille 1 h 45, Toulouse 2 h 30.
À qui s’adresse cette formation ?
Le CFBS s’adresse à toute personne qui embarque à titre professionnel sur un navire armé avec un rôle d’équipage.
Il concerne notamment :
- Les personnes qui entrent dans les métiers de la mer, quelle que soit la filière visée, pont ou machine.
- Les stagiaires en formation Certificat Matelot Pont ou Mécanicien 250 kW, pour qui le CFBS fait partie du parcours.
- Les candidats au BACPN, qui doivent présenter l’attestation avant d’entrer en formation.
- Les marins dont le certificat approche de son échéance quinquennale et qui doivent suivre le recyclage.
- Les personnels navigants du transport de passagers, du yachting professionnel et de la servitude portuaire.
Objectifs de la formation
À l’issue de la formation, le stagiaire sera capable de :
- Survivre en mer en cas d’abandon du navire. Identifier les situations d’urgence et les mesures à prendre, reconnaître les engins de sauvetage individuels et collectifs, endosser une brassière et une combinaison d’immersion, sauter à l’eau sans se blesser, redresser un radeau retourné, nager équipé, embarquer dans une embarcation depuis le navire et depuis l’eau, filer une ancre flottante, faire fonctionner le matériel du radeau et les dispositifs de repérage, comprendre les méthodes de sauvetage par hélicoptère.
- Réduire le risque d’incendie et lutter contre l’incendie. Connaître l’organisation de la lutte à bord, l’emplacement des dispositifs et des issues de secours, le triangle du feu, la classification des feux et les agents d’extinction. Utiliser les extincteurs portatifs et l’appareil respiratoire autonome, éteindre des feux d’origine électrique, d’hydrocarbures ou de propane, lutter en espace clos enfumé, effectuer un sauvetage dans un local rempli de fumée.
- Dispenser les premiers secours élémentaires, au titre de l’enseignement médical de niveau I.
- Appliquer les procédures d’urgence, prévenir la pollution du milieu marin, observer des pratiques de travail sûres, contribuer à l’efficacité des communications et au maintien de bonnes relations à bord, et gérer la fatigue.
Au programme de la formation CFBS
Le certificat se compose de quatre formations. Elles représentent 55 heures dans les référentiels de formation maritime qui les intègrent, ceux du certificat de matelot pont et du mécanicien 250 kW.
Théorie
Situations d’urgence pouvant survenir à bord, rôle d’appel et signaux d’alerte, consignes d’urgence destinées à l’équipage, mesures à prendre lors de l’appel aux postes et lors de l’abandon du navire. Engins de sauvetage individuels (brassières, bouées, combinaisons d’immersion et de protection, protection thermique) et collectifs (embarcations, radeaux, canots de secours) avec leurs méthodes de mise à l’eau. Armement des embarcations et radeaux, pictogrammes OMI, principes de survie dans l’eau et à bord d’un radeau, dangers auxquels sont exposés les survivants, organisation de la recherche et du sauvetage, sauvetage par hélicoptère.
Exercices pratiques
Endossage d’une brassière, mise et utilisation d’une combinaison d’immersion, saut dans l’eau depuis une certaine hauteur, redressement d’un radeau retourné, nage équipée seul et en groupe, embarquement depuis le navire et depuis l’eau, mesures initiales à l’embarquement, mise en œuvre d’une ancre flottante, fonctionnement du matériel du radeau et des dispositifs de repérage.
Théorie
Organisation de la lutte à bord, emplacement des dispositifs et des issues de secours, éléments de l’incendie et de l’explosion, types et sources d’inflammation, matériaux inflammables et propagation, dispositifs de détection et d’alarme, classification des feux et agents d’extinction. Matériel de lutte et son emplacement à bord, installations fixes, équipement de pompier, méthodes et procédures de lutte, utilisation de l’appareil respiratoire.
Exercices pratiques
Utilisation des extincteurs portatifs et de l’appareil respiratoire autonome, extinction de feux d’origine électrique, d’hydrocarbures et de propane, extinction de foyers importants à l’eau en jet plein et en jet diffusé, extinction à la mousse et à la poudre, progression dans un compartiment traité à la mousse à haut foisonnement, lutte en espace clos enfumé sous appareil respiratoire, extinction dans un local d’habitation ou une chambre des machines simulée remplie de fumée, sauvetage d’une personne en local enfumé.
Ce volet est constitué par l’enseignement médical de niveau I, prévu par l’arrêté du 29 juin 2011.
- Types de situations d’urgence, plans d’urgence de bord, signaux d’urgence et tâches assignées dans le rôle d’appel, postes de rassemblement, équipement de protection individuelle, échappées et systèmes de communication interne.
- Impact des transports maritimes sur le milieu marin et procédures élémentaires de protection de l’environnement.
- Pratiques de travail sûres et précautions avant l’entrée en espace clos.
- Principes de la communication à bord, travail en équipe et résolution des conflits, responsabilités sociales, conditions d’emploi, dangers de l’usage de drogues et de l’abus d’alcool.
- Gestion de la fatigue : temps de repos, rythme circadien, facteurs de stress physiques et environnementaux.
Recyclage du CFBS
La revalidation du certificat porte sur deux des quatre volets. Les premiers secours élémentaires et la sécurité des personnes et responsabilités sociales ne font pas l’objet d’une formation de recyclage.
Les enseignements théoriques du recyclage portent sur l’actualisation des connaissances : évolutions réglementaires, évolutions technologiques et études de cas. Les exercices pratiques reprennent ceux de la formation initiale.
Moyens pédagogiques, techniques et d'encadrement
La réglementation impose des conditions matérielles précises pour cette formation.
Les moyens mobilisés comprennent :
- Salle de cours équipée pour les enseignements théoriques.
- Matériel de sauvetage agréé SOLAS et en cours de validité : brassières, combinaisons d’immersion, radeaux, dispositifs de repérage.
- Plan d’eau, bassin ou site en mer pour les exercices de survie.
- Plateau technique incendie reproduisant les conditions du bord, sur au moins deux ponts, permettant les exercices dans l’obscurité.
- Extincteurs portatifs, lances, agents d’extinction, appareils respiratoires autonomes.
- Encadrement par des instructeurs titulaires des qualifications exigées par l’arrêté : attestation TIS et CAEERS pour la survie, attestations QBLI et QALI pour l’incendie.
Cap Navigation accueille les personnes en situation de handicap et étudie les besoins d’adaptation en amont de l’entrée en formation.
Un échange préalable permet d’identifier les aménagements possibles, d’adapter les modalités d’accueil lorsque cela est nécessaire et d’orienter le candidat vers les interlocuteurs compétents si besoin.
Plusieurs dispositifs peuvent prendre en charge tout ou partie de la formation selon votre statut : salarié, demandeur d’emploi, indépendant, marin professionnel ou personne en reconversion.
Cap Navigation est certifié Qualiopi au titre de la catégorie « actions de formation ». Depuis le 1er janvier 2022, cette certification conditionne l’accès aux fonds publics et mutualisés : sans elle, ni un OPCO, ni France Travail, ni la Région, ni le CPF ne peuvent prendre en charge une formation (France compétences).
Notre équipe fait le point avec vous sur les aides accessibles et monte le dossier auprès du financeur.
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Le suivi de la formation est assuré tout au long du parcours à travers :
- Feuilles d’émargement.
- Suivi de l’assiduité.
- Exercices pratiques.
- Évaluations intermédiaires.
- Épreuves finales selon les modules.
- Attestation de fin de formation.
L’évaluation comprend notamment des épreuves écrites, pratiques et orales selon les modules : navigation, carte marine, stage radar, règles de barre, anglais SMCP, description/construction/stabilité/sécurité et environnement réglementaire/rapport de mer.
Certaines notes sont éliminatoires, notamment une note égale à zéro à l’une des épreuves du module ou une note inférieure à 10 à l’épreuve « Règles de barre, feux balisage, signaux ».
Performance de cette formation
Les indicateurs de résultats de cette formation seront publiés à l’issue de la première session évaluée. Ils sont communiqués sur demande auprès de notre équipe.
Des formations complémentaires
Le certificat de formation de base à la sécurité intervient dans plusieurs parcours du centre. Il représente 55 heures au sein de la formation Certificat Matelot Pont, portant celle-ci de 235 à 290 heures. Il représente le même volume au sein de la formation Mécanicien 250 kW, portant celle-ci de 105 à 160 heures. Il figure parmi les attestations exigées avant l’entrée en formation BACPN. Il fait enfin partie des formations à tenir à jour pour revalider le brevet de Capitaine 200.
Découvrez les métiers de la mer
Naviguer à titre professionnel suppose un titre délivré par l’État. En France, les brevets et certificats maritimes sont attribués par les directions interrégionales de la mer (DIRM), à l’issue d’une formation suivie dans un centre agréé. Chaque titre ouvre des prérogatives définies : type et longueur du navire, puissance motrice, distance d’éloignement d’un abri, nombre de passagers embarqués. S’y ajoutent les conditions communes à l’ensemble des gens de mer, dont l’aptitude médicale délivrée par le Service de santé des gens de mer.
Les carrières maritimes se répartissent entre trois filières : le pont, qui conduit le navire et veille à la sécurité de l’équipage et des passagers ; la machine, chargée de l’exploitation et de l’entretien de l’appareil propulsif ; le nautisme, qui encadre la pratique sportive et de loisir. Un parcours se construit rarement d’un bloc : il associe un titre principal et des certificats complémentaires, acquis module par module au fil de l’expérience embarquée.