Matelot de pont
Premier échelon de la filière pont, le matelot participe à la conduite, à la sécurité et à l’entretien du navire.
En quoi consiste le métier de matelot de pont ?
Le matelot de pont exerce les fonctions d’appui au service pont d’un navire professionnel, celles que l’administration maritime classe au niveau du personnel d’exécution, sous l’autorité des officiers chargés du quart et du capitaine (ministère chargé de la Mer). Le titre qui ouvre ces fonctions est le certificat de matelot pont, délivré par l’administration des affaires maritimes et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles sous le code RNCP39154, au niveau 3.
Le référentiel décrit trois domaines d’activité : la participation à la navigation, avec la tenue du quart, l’accostage, le mouillage et l’amarrage ; la manutention et l’arrimage de la cargaison ; le contrôle de l’exploitation du navire, qui couvre la sécurité des équipements de pont, la prévention de la pollution du milieu marin et l’entretien (France compétences, RNCP39154).
Le contenu du poste dépend ensuite du navire : amarrage, guidage des véhicules et assistance aux passagers sur un navire à passagers ; traîne du chalut, tri de la pêche et mise en cale réfrigérée sur un navire de pêche côtière
Trois choses résument la fonction : veiller, manœuvrer, entretenir.
Compétences requises pour devenir matelot de pont
Devenir capitaine de navire ne se limite pas à savoir piloter un bateau. C’est un métier complet, qui exige des compétences en navigation, en sécurité, en réglementation et en gestion humaine.
Compétences techniques attestées par le certificat de matelot pont :
- Gouverner le navire et se conformer aux ordres de barre en français et en anglais.
- Assurer une veille visuelle et auditive adéquate.
- Faire fonctionner le matériel d’urgence et appliquer les procédures de secours.
- Participer aux opérations d’amarrage, d’accostage et de mouillage.
- Appliquer les procédures de manutention et d’arrimage de la cargaison.
- Identifier les marchandises dangereuses et les précautions associées.
- Contribuer à la sécurité des équipements de pont.
- Appliquer la réglementation de prévention de la pollution issue de la convention MARPOL.
- Faire fonctionner les embarcations et radeaux de sauvetage.
- Participer aux travaux d’entretien et de réparation à bord.
À ces compétences s’ajoute le matelotage, qui occupe 54 heures de la formation : nœuds et épissures, travail des cordages, des câbles et des chaînes, élingage, gréement des chaises de calfat et des échelles de pilote (arrêté du 18 août 2015, annexe II).
Qualités attendues dans la fonction :
- Vigilance soutenue pendant le quart.
- Respect des consignes et des procédures de sécurité.
- Travail en équipe dans un espace restreint.
- Résistance physique et adaptation aux conditions de mer.
- Sens pratique et goût du travail manuel.
- Aptitude à la vie collective sur des périodes d’embarquement prolongées.
Le matelot travaille sous l’autorité du capitaine ou de l’officier de quart. Il n’exerce pas de responsabilité de commandement, mais la sécurité du navire dépend de l’exécution correcte des tâches qui lui sont confiées.
Quelle formation pour devenir matelot de pont ?
Le métier s’exerce avec le certificat de matelot pont, titre de formation professionnelle maritime délivré par l’administration des affaires maritimes. La formation ne demande ni diplôme ni service en mer préalable. La seule condition d’entrée est un certificat d’aptitude médicale à la navigation en cours de validité.
La formation modulaire représente 235 heures, réparties en quatre modules : Navigation (116 h), Manutention, arrimage de la cargaison et pêche (57 h), Contrôle de l’exploitation du navire, assistance aux personnes à bord, entretien et réparation (49 h) et Module National Pont (13 h). Le certificat de formation de base à la sécurité, suivi par les candidats qui entrent dans la profession, ajoute 55 heures et porte le parcours à 290 heures.
Comment financer votre formation maritime ?
Plusieurs dispositifs peuvent prendre en charge tout ou partie du coût de votre formation. Selon votre situation, salarié, demandeur d’emploi, indépendant ou marin en activité, vous pouvez mobiliser votre OPCO (OCAPIAT, OPCO Mobilités, OPCO EP ou AFDAS selon votre secteur), le CPF, l’aide individuelle à la formation de France Travail, le Programme régional de formation d’Occitanie ou un projet de transition professionnelle. Notre équipe fait le point avec vous sur les aides accessibles et monte le dossier auprès du financeur.
Découvrez des formations complémentaires au métier de matelot
Le certificat de matelot pont s’accompagne de formations qui conditionnent l’embarquement ou préparent la suite du parcours.
Le certificat de formation de base à la sécurité est exigé de tous les gens de mer par la convention STCW. Il est intégré au parcours des candidats qui entrent dans la profession et doit être revalidé tous les cinq ans pour le commerce et la plaisance.
FAQ du métier de matelot de pont
Ces réponses portent sur les questions posées avant d’entrer dans le métier de matelot de pont : ce que recouvrent les missions à bord, les repères de rémunération selon le type de navire, l’accès au métier sans expérience en mer et les étapes de progression vers les fonctions de commandement.
Le matelot exerce les fonctions d’appui au service pont. Il gouverne le navire sur ordre, assure la veille visuelle et auditive, participe à l’accostage, au mouillage et aux opérations d’amarrage, applique les procédures de manutention et d’arrimage, fait fonctionner le matériel d’urgence et les embarcations de sauvetage, et participe aux travaux d’entretien à bord (France compétences, RNCP39154). Les tâches concrètes varient selon le navire : assistance aux passagers et guidage des véhicules sur un navire à passagers, travail du chalut et tri de la pêche sur un navire de pêche côtière.
Deux repères officiels existent, sur des segments différents. La fiche métier Pêcheur du ministère chargé de la Mer indique, pour un matelot à la pêche, une rémunération allant du SMIC à 3 800 € brut par mois (ministère chargé de la Mer, 2023). Le document « Les métiers de marins » publié par l’Onisep avec le ministère indique de 2 000 à 2 500 € brut par mois pour un matelot débutant sur un navire à passagers (septembre 2017). La rémunération dépend du type de navire, de la fonction occupée et, à la pêche, du mode de calcul à la part.
Oui. Le certificat de matelot pont ne demande ni diplôme ni service en mer préalable. La seule condition d’entrée en formation est un certificat d’aptitude médicale à la navigation en cours de validité, délivré par un médecin du Service de santé des gens de mer (ministère chargé de la Mer). C’est ce qui en fait la porte d’entrée de la filière pont pour les personnes en reconversion. → La formation Certificat Matelot Pont en détail
« Marin » désigne le statut professionnel de toute personne exerçant une activité à bord d’un navire, quelle que soit sa fonction. « Matelot » désigne une fonction précise, celle du personnel d’exécution au service pont, que l’administration maritime classe au niveau d’appui. Un capitaine, un officier chargé du quart et un matelot sont tous des marins ; seul le dernier occupe la fonction de matelot (ministère chargé de la Mer).
La progression demande du service en mer à chaque étape. Deux mois de service au pont ouvrent le certificat de matelot de quart passerelle, douze mois supplémentaires le certificat de marin qualifié pont. Six mois de service en mer permettent d’entrer en formation Capitaine 200, et douze mois cumulés conditionnent la délivrance du brevet. → Le métier de capitaine de navire / skipper professionnel
Le titre exigé est le certificat de matelot pont, délivré par l’administration des affaires maritimes après validation des modules de la formation. Aucun diplôme de l’éducation nationale n’est demandé à l’entrée. Le certificat est enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles sous le code RNCP39154, au niveau 3. → Étapes d’inscription et documents à fournir
Le certificat s’exerce à bord des navires armés au commerce, à la plaisance, à la pêche et aux cultures marines (France compétences, RNCP39154). Les prérogatives précises dépendent du type de navire, de son armement et de sa zone de navigation, fixés à l’annexe II du décret n° 2015-723 du 24 juin 2015. → Les métiers de la mer en Méditerranée
Découvrez d’autres métiers de la mer
La filière pont mène du poste de matelot aux fonctions de commandement. Le service machine constitue l’autre voie du travail à bord, avec ses propres titres et sa propre progression.