Chef mécanicien (mécanique navale)
Responsable du service machine, le chef mécanicien répond du fonctionnement de la propulsion, de la production d’énergie et des installations du navire.
En quoi consiste le métier de chef mécanicien ?
Le chef mécanicien dirige le service machine d’un navire. L’administration maritime organise le travail à bord en trois niveaux de responsabilité.
- Au niveau de direction, on trouve « les capacités de capitaine et de second capitaine au pont et les capacités de chef mécanicien et de second mécanicien à la machine. Ce sont des officiers qui constituent l’état-major du navire ».
- Au niveau opérationnel figurent les chefs de quart passerelle et machine et les officiers électrotechniciens, « chargés de l’encadrement intermédiaire de l’équipage ».
- Au niveau d’appui figurent les matelots au pont, les mécaniciens à la machine et les matelots électrotechniciens, « appelés personnel d’exécution ». Le chef mécanicien exerce au niveau de direction.
Le ministère décrit la fonction par quatre activités : le contact constant avec le pont lors des manœuvres d’entrée et de sortie du port, l’encadrement du service machine, le contrôle des machines, des températures et des niveaux de pression, et la réalisation ou la supervision des opérations de maintenance (fiche métier Officier de marine marchande machine, 2023).
Les titres machine « permettent d’exercer à bord de tout navire sans distinguer entre navires armés au commerce, à la plaisance professionnelle, à la pêche ou aux cultures marines » (ministère chargé de la Mer). La limite n’est donc pas le secteur d’activité, mais la puissance propulsive du navire.
Marine marchande et Marine nationale :
Le chef mécanicien de la marine marchande n’a pas de grade militaire. La marine marchande est un secteur professionnel civil, organisé en fonctions et en niveaux de responsabilité définis par l’administration des affaires maritimes. Les termes de la hiérarchie militaire n’y ont pas cours.
Compétences requises pour devenir chef mécanicien
Le professionnel doit notamment maîtriser :
- La conduite de l’appareil propulsif et des machines auxiliaires au niveau de direction.
- L’électrotechnique, l’électronique et les systèmes de commande du navire.
- Le contrôle de l’exploitation du navire et l’assistance aux personnes à bord.
- La planification, la conduite et la supervision des opérations d’entretien et de réparation.
- L’application des règles de sécurité maritime et de protection de l’environnement.
- L’encadrement de l’équipage du service machine.
Au-delà de la technique, le chef mécanicien doit aussi faire preuve de :
- Intérêt pour les machines et la propulsion, que le ministère place en tête du profil attendu
- Goût des responsabilités et de la conduite d’une équipe
- Disposition aux embarquements longs
- Aptitude à la vie collective et capacité à communiquer en anglais, les équipages réunissant plusieurs nationalités.
- Capacité d’encadrement du personnel du service machine, que le référentiel du brevet inscrit parmi les compétences évaluées.
- Anticipation : la planification de l’entretien et des réparations relève de la fonction, au même titre que leur conduite.
Quelle formation pour devenir chef mécanicien ?
Cap Navigation prépare au brevet de mécanicien 250 kW, premier échelon de la filière machine. Ce brevet ouvre les fonctions de chef mécanicien à bord des navires dont la puissance propulsive est inférieure à 250 kW. Le centre ne prépare ni au brevet de mécanicien 750 kW, ni au diplôme d’officier chef de quart machine, ni aux brevets de chef mécanicien 3 000 kW, 8 000 kW ou illimité.
Comment financer votre formation maritime ?
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Cap Navigation est certifié Qualiopi au titre de la catégorie « actions de formation ». Depuis le 1er janvier 2022, cette certification conditionne l’accès aux fonds publics et mutualisés (France compétences).
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La filière machine s’ouvre avec le brevet de mécanicien 250 kW, accessible sans diplôme préalable ni service en mer. Il donne accès aux fonctions de chef mécanicien sur les navires de moins de 250 kW et constitue la première marche vers les titres suivants.
Le certificat de formation de base à la sécurité accompagne l’ensemble de ces parcours : il est exigé de tous les gens de mer par la convention STCW et se revalide tous les cinq ans pour le commerce et la plaisance.
Le brevet de Capitaine 200 offre une autre direction. Titre polyvalent pont et machine, il permet d’ajouter une qualification de commandement à une compétence machine, sur les navires de jauge brute inférieure à 200.
FAQ du métier de chef mécanicien
Ces réponses portent sur les questions posées à propos du métier de chef mécanicien : les repères de rémunération publiés par le ministère chargé de la Mer, la place de la fonction dans l’organisation du navire, ce qui la distingue de celle de mécanicien, les brevets et le service en mer qui y donnent accès, et ce que prépare le centre.
La fiche métier publiée par le ministère chargé de la Mer pour les officiers de marine marchande du service machine indique de 2 800 à 3 800 € brut par mois en début de carrière et de 4 500 à 7 000 € brut par mois pour un profil expérimenté (ministère chargé de la Mer, 2023). Les mêmes fourchettes sont publiées pour les officiers du service pont. Aucune donnée officielle ne les décline par type de navire, par secteur ou par armement.
Le chef mécanicien relève du niveau de direction, le plus élevé des trois niveaux définis par l’administration maritime. Ce niveau réunit le capitaine et le second capitaine au pont, le chef mécanicien et le second mécanicien à la machine : « ce sont des officiers qui constituent l’état-major du navire ». Viennent ensuite le niveau opérationnel, celui des chefs de quart et des officiers électrotechniciens, puis le niveau d’appui, celui du personnel d’exécution (ministère chargé de la Mer). Le capitaine conserve le commandement du navire ; le chef mécanicien dirige le service machine.
Ce sont deux niveaux de fonction différents. Le mécanicien relève du niveau d’appui, celui du personnel d’exécution du service machine. Le chef mécanicien relève du niveau de direction et dirige ce service (ministère chargé de la Mer). La nuance tient au navire : sur une unité de moins de 250 kW, le titulaire du brevet de mécanicien 250 kW exerce lui-même les fonctions de chef mécanicien (France compétences, RNCP39701). → Le métier de mécanicien naval 250 kW
Par la filière professionnelle, le parcours enchaîne le brevet de mécanicien 250 kW, le brevet de mécanicien 750 kW, le diplôme d’officier chef de quart machine, puis les brevets de second et de chef mécanicien 3 000 kW ou 8 000 kW. Chaque marche ajoute une condition de service en mer : 18 mois dont 6 à la machine pour le 750 kW, 24 mois dont 12 comme officier mécanicien breveté pour le chef mécanicien 3 000 kW (France compétences, RNCP39702 et RNCP39821). Par la filière initiale longue, le parcours passe par l’École nationale supérieure maritime.
Oui, et il varie selon le titre. Le brevet de mécanicien 250 kW suppose 18 ans au moins. Les brevets de chef mécanicien 3 000 kW et 8 000 kW supposent 20 ans révolus, en plus du brevet de second mécanicien correspondant et du service en mer exigé (RNCP39821 et RNCP39820).
Non. Le brevet de chef mécanicien 3 000 kW est délivré pour cinq ans et doit être revalidé (France compétences, RNCP39821). Les certificats de sécurité exigés pour exercer suivent la même logique : le certificat de formation de base à la sécurité se revalide tous les cinq ans pour le commerce et la plaisance.
Le centre prépare au brevet de mécanicien 250 kW, qui ouvre les fonctions de chef mécanicien à bord des navires dont la puissance propulsive est inférieure à 250 kW. Il ne prépare ni au brevet de mécanicien 750 kW, ni au diplôme d’officier chef de quart machine, ni aux brevets de chef mécanicien 3 000 kW, 8 000 kW ou illimité. Notre équipe vous oriente vers les organismes compétents pour la suite du parcours.
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Le service machine et le service pont forment les deux filières du navire professionnel. Dans les deux cas, le parcours commence aux fonctions d’appui.