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Les métiers de la mer : découvrez les carrières maritimes en Méditerranée

Les métiers de la mer

Matelot, mécanicien, capitaine, moniteur de motonautisme : derrière l’expression « métiers de la mer », il y a des fonctions précises, chacune conditionnée par un titre professionnel délivré par l’État. Trois conditions les encadrent toutes : un certificat d’aptitude médicale, une formation à la sécurité et le titre correspondant à la fonction occupée à bord. Cette page présente les trois filières qui mènent à ces carrières maritimes, le titre exigé pour chacune et les formations que Cap Navigation prépare à Sète, sur le littoral méditerranéen.

Un métier de la mer, c’est d’abord un titre

Le mot « marin » désigne un statut professionnel, qui recouvre des fonctions très différentes. Ce qui distingue un métier de la mer d’un autre, c’est la fonction occupée à bord et le titre qui autorise à l’occuper. Ces titres sont délivrés par le ministère chargé de la mer, par l’intermédiaire des directions interrégionales de la mer, et enregistrés au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou au Répertoire spécifique (RS) de France compétences.

Cette logique a une conséquence directe pour qui veut entrer dans la filière : le choix d’un titre précède le choix d’un métier, parce que le titre fixe le périmètre d’emploi. Le brevet de capitaine 200 autorise par exemple à commander un navire de jauge brute inférieure à 200 dans la limite de 20 milles des côtes (France compétences, RNCP38863). Le brevet d’aptitude à la conduite de petits navires couvre un périmètre plus étroit : navires à moteur de moins de 12 mètres, puissance propulsive inférieure à 160 kW, 6 milles du point de départ et 12 passagers au maximum (France compétences, RS6270).

Le secteur qui emploie ces titulaires dépasse largement les effectifs navigants. Le ministère chargé de la mer recense « plus de 400 000 salariés dont plus de 36 000 marins navigants » (Insee, 2017, cité par mer.gouv.fr). Les métiers maritimes présentés ici concernent la part navigante : ceux qui s’exercent à bord.

Marine marchande, pêche, plaisance professionnelle : le titre ne change pas

Un même titre s’exerce dans plusieurs secteurs. Le certificat de matelot pont permet de travailler à bord de navires de commerce, de plaisance, de pêche ou de cultures marines (France compétences, RNCP39154). Ce qui change d’un secteur à l’autre, ce sont les rythmes d’embarquement, les employeurs et les compléments de formation, pas le socle réglementaire.

La Marine nationale suit une voie distincte, avec ses propres concours et ses propres écoles. Les titres préparés dans les centres de formation maritime relèvent de la marine civile.

Nos parcours métiers

Découvrez les filières

Deux filières structurent le travail à bord d’un navire professionnel : le pont, qui conduit le navire, et la machine, qui le fait avancer. Toutes deux relèvent de l’administration de la mer. Chacune a son titre d’entrée, sa progression par échelons et ses employeurs, et les deux se préparent à Sète.

La filière pont regroupe les fonctions de conduite du navire : veille et tenue du quart, manœuvre, matelotage, entretien du bord, sécurité des personnes et de la cargaison. Elle se parcourt par échelons, du matelot au capitaine.

Son titre d’entrée est le certificat de matelot pont, enregistré au RNCP sous le numéro 39154, de niveau 3, délivré par le ministère chargé de la mer et enregistré jusqu’au 31 décembre 2029 (France compétences). Il s’obtient par quatre modules : appui à la navigation (P1), appui à la manutention et à l’arrimage de la cargaison (P2), appui à la conduite de l’exploitation du navire (P3) et module national pont (NP). Le candidat doit satisfaire aux conditions d’aptitude médicale fixées par le décret n° 2015-1575 et détenir le certificat de formation de base à la sécurité, ou l’obtenir dans les douze mois qui suivent la fin de sa formation.

Chez Cap Navigation, la formation au certificat de matelot pont représente 235 heures et s’adresse à des candidats sans expérience maritime ni diplôme préalable. C’est la porte d’entrée de la filière et le prérequis du brevet de capitaine 200.

La suite du parcours passe par le temps de navigation, puis par le brevet de capitaine 200 (392 heures), qui autorise les fonctions de capitaine sur les navires de jauge brute inférieure à 200 jusqu’à 20 milles des côtes. Ce brevet est valable cinq ans et doit être revalidé, ce que permet une session de recyclage.

Les métiers qui en découlent sont détaillés dans les fiches matelot de pont, capitaine de navire de charge côtier et capitaine de navire / skipper professionnel.

La filière machine assure ce qui fait avancer le navire et ce qui l’alimente : moteur principal, auxiliaires, production électrique, circuits de refroidissement et de combustible, maintenance et dépannage en mer. Un navire peut naviguer sans passagers, jamais sans machine en état.

Son titre d’entrée est le brevet de mécanicien 250 kW, enregistré au RNCP sous le numéro 39701, de niveau 3, délivré par le ministère chargé de la mer et enregistré jusqu’au 31 décembre 2029 (France compétences). Il faut avoir 18 ans à la date de la demande et satisfaire aux conditions d’aptitude médicale du décret n° 2015-1575. Le brevet autorise les fonctions de mécanicien à bord des navires dont la puissance propulsive est inférieure à 250 kW, dans le commerce, la pêche, la plaisance professionnelle et les cultures marines.

Chez Cap Navigation, la formation Mécanicien 250 kW représente 105 heures évaluations comprises, portées à 160 heures lorsque le certificat de formation de base à la sécurité y est intégré. Les modules Machines marines et Électricité du brevet de capitaine 200 s’appuient sur le même référentiel, ce qui rend les deux parcours complémentaires pour un marin qui veut couvrir les deux services.

La fiche chef mécanicien décrit les responsabilités auxquelles conduit cette filière.

Une voie complémentaire s’ajoute à ces deux filières sans en constituer une troisième : le brevet d’aptitude à la conduite de petits navires (BACPN), qui autorise la conduite professionnelle d’un navire à moteur de moins de 12 mètres avec jusqu’à 12 passagers à bord. Il est utilisé par les navettes, les bateaux de promenade en mer et les embarcations de servitude, et relève de la filière pont.

Quel titre pour quel métier : le tableau de correspondance

Métier viséFilièreTitre exigéNiveau / répertoireDurée chez Cap Navigation
Matelot de pontPontCertificat de matelot pontNiveau 3 — RNCP39154235 h
Capitaine de navire de charge côtierPontBrevet de capitaine 200Niveau 3 — RNCP38863392 h
Capitaine de navire / skipper professionnelPontBrevet de capitaine 200Niveau 3 — RNCP38863392 h
Conducteur de petit navire à passagersPontBACPNRS627080 h + 27 h sécurité
Mécanicien, chef mécanicienMachineBrevet de mécanicien 250 kWNiveau 3 — RNCP39701105 h (160 h avec CFBS)
Tout marin embarquéSocle communCertificat de formation de base à la sécuritéRS5856Initiale et recyclage
Sources des niveaux et des numéros d’enregistrement : France compétences. Durées : programmes publiés par Cap Navigation. Les prérogatives exactes de chaque titre figurent sur la fiche de la certification correspondante.
Les étapes

Entrer dans un métier de la mer : les quatre étapes

  1. Obtenir le certificat d’aptitude médicale

    C’est la première démarche, avant même le choix du métier : sans ce certificat, aucune formation n’est possible. Il est délivré par les médecins du Service de santé des gens de mer (SSGM), le service de médecine préventive de l’administration de la mer. Il est valable deux ans dans le cas général et un an pour les gens de mer de moins de 18 ans ou de plus de 55 ans. Pour une personne qui nécessite une surveillance particulière, c’est le médecin qui fixe la durée (décret n° 2025-349 du 14 avril 2025).

    Un avis d’inaptitude ferme l’accès à l’embarquement, quel que soit le niveau de formation atteint. Mieux vaut donc passer la visite avant de monter un dossier de financement, pour ne pas découvrir l’obstacle trop tard.

  2. Suivre la formation de base à la sécurité

    Le certificat de formation de base à la sécurité (CFBS) est le titre minimal exigé de tout marin pour faire partie de l’équipage d’un navire (France compétences, RS5856). Il couvre quatre domaines : techniques individuelles de survie, prévention et lutte contre l’incendie, premiers secours élémentaires, sécurité des personnes et responsabilités sociales. Il est valable cinq ans. Cap Navigation propose la formation initiale et le recyclage.

  3. Obtenir le titre d’entrée de sa filière

    La filière pont commence par le certificat de matelot pont, la filière machine par le brevet de mécanicien 250 kW. Aucun des deux ne demande de diplôme ni de service en mer à l’entrée. Le catalogue des formations détaille les prérequis, la durée et le contenu de chacun, et le calendrier des sessions indique les dates programmées.

  4. Embarquer, puis monter en brevet

    C’est le temps passé en mer qui ouvre l’accès aux brevets supérieurs. Un titulaire du certificat de matelot pont peut préparer le brevet de capitaine 200 après six mois de service en mer, puis viser des brevets de jauge supérieure dans d’autres centres. Les titres se revalident : le brevet de capitaine 200 et le BACPN sont valables cinq ans, et leur titulaire doit les revalider pour continuer à exercer les fonctions qu’ils autorisent.

Foire aux questions

Vous avez des questions ?

Les questions qui suivent reviennent régulièrement chez les candidats qui découvrent la filière : niveau de diplôme exigé, périmètre des métiers, obligations médicales. Les réponses s’appuient sur les fiches de certification publiées par France compétences et sur les textes du ministère chargé de la mer. Les questions propres à une formation figurent sur la fiche de cette formation, et celles qui portent sur l’inscription ou le financement sur la foire aux questions générale.

Voir la Foire Aux QuestionsVoir la Foire Aux Questions

Oui. Les titres d’entrée des filières pont et machine ne demandent pas de diplôme préalable. Le certificat de matelot pont (RNCP39154) est accessible sans expérience maritime ni diplôme : il s’obtient par quatre modules et suppose l’aptitude médicale ainsi que le certificat de formation de base à la sécurité. Le brevet de mécanicien 250 kW (RNCP39701) demande d’avoir 18 ans et de satisfaire aux conditions d’aptitude médicale, sans exigence de diplôme. Ces deux titres sont classés au niveau 3, le niveau du CAP, et se préparent en formation continue. La formation au certificat de matelot pont est le point d’entrée le plus courant pour un adulte en reconversion.

Le ministère chargé de la mer recense « plus de 400 000 salariés dont plus de 36 000 marins navigants » dans l’économie maritime française (Insee, 2017, cité par mer.gouv.fr). Du côté de la formation, les lycées professionnels maritimes comptaient 1 641 élèves en 2022-2023, contre 1 894 au pic de 2016-2017 (Chiffres clés de la mer et du littoral, édition 2024, SDES). Il n’existe pas de baromètre public du recrutement métier par métier : les offres se consultent directement auprès des armements, des criées et des structures nautiques du bassin.

La marine marchande transporte des marchandises et des passagers pour le compte d’armements, sur des navires de commerce, avec des rotations organisées et des équipages constitués. La plaisance professionnelle regroupe les navires de plaisance exploités à titre commercial : yachts avec équipage, bateaux de location avec skipper, navires de promenade en mer. Les titres exigés sont les mêmes, délivrés par le ministère chargé de la mer et rattachés à la jauge et à la zone de navigation. Ce qui change, ce sont l’employeur, la saisonnalité et le rapport aux passagers. En Méditerranée, la plaisance professionnelle est le débouché le plus visible pour un titulaire du brevet de capitaine 200.

Il n’existe pas de liste officielle en dix métiers. L’administration classe les fonctions par service et par titre. Dans le périmètre des navires professionnels, on retrouve : matelot de pont, marin qualifié pont, capitaine de navire de charge côtier, capitaine de navire ou skipper professionnel, conducteur de petit navire à passagers, mécanicien, chef mécanicien, marin pêcheur et marin-ouvrier aux cultures marines. S’y ajoutent les métiers exercés à terre dans l’économie maritime, qui ne supposent pas de titre de navigation.

Les métiers du bord ne représentent qu’une partie de l’emploi maritime : sur « plus de 400 000 salariés », le ministère chargé de la mer compte « plus de 36 000 marins navigants » (Insee, 2017). Les autres travaillent dans la manutention portuaire, la réparation navale, la conchyliculture, les services aux navires, l’administration maritime ou le tourisme littoral. Ces métiers n’exigent ni titre maritime ni aptitude médicale à la navigation. Cap Navigation prépare aux titres des métiers embarqués.

Oui. Le certificat d’aptitude médicale à la navigation est exigé à l’entrée des formations aux titres maritimes. Il est délivré par les médecins du Service de santé des gens de mer et vaut deux ans dans le cas général, un an pour les mineurs, les gens de mer de plus de 55 ans et les personnels de quart en passerelle de nuit. La visite se passe auprès du Service de santé des gens de mer compétent, indépendamment du centre de formation choisi.