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Les métiers de la mer : carrières maritimes en Méditerranée
21 septembre 2026
9 minutes
Ce qu'il faut retenir
Les métiers de la mer regroupent les emplois exercés à bord des navires professionnels (commerce, pêche, cultures marines, plaisance professionnelle) et des métiers à terre liés à la mer. À bord, le travail se répartit entre le service pont, qui conduit le navire, et le service machine, qui assure sa propulsion, sur trois niveaux de fonction : appui, opérationnel et direction (ministère chargé de la Mer).
Toute fonction à bord d’un navire professionnel sous pavillon français exige un titre délivré par l’administration maritime (DIRM Méditerranée). Deux titres de niveau 3 s’obtiennent sans diplôme ni expérience en mer : le certificat de matelot pont et le brevet de mécanicien 250 kW. La progression vers le commandement dépend du temps de navigation : six mois de service en mer pour entrer en formation Capitaine 200, douze mois pour obtenir le brevet.
La façade Méditerranée compte 137 433 emplois salariés en équivalent temps plein dans l’économie maritime, sur 374 600 en France (Insee, données 2023). En Occitanie, l’économie bleue représente 41 000 emplois (Région Occitanie).
Capitaine, matelot, mécanicien, marin pêcheur, moniteur de motonautisme : l’expression « métiers de la mer » recouvre des emplois qui n’exigent ni les mêmes titres ni le même rythme de vie. Certains s’ouvrent sans diplôme après quelques centaines d’heures de formation, d’autres demandent plusieurs années de navigation. Ce guide présente les secteurs qui emploient des marins, l’organisation du travail à bord, les titres qui mènent à chaque métier, les salaires publiés par le ministère chargé de la Mer et l’emploi maritime sur la façade méditerranéenne.
Les métiers de la mer, de quoi parle-t-on ?
Le ministère chargé de la Mer range les métiers de la mer en cinq familles : pêches, cultures marines et produits de la mer ; navigation et marine marchande ; construction, industrie et maintenance navale ; recherche et environnement marin ; énergies marines renouvelables (Formations et Métiers de la Mer). Une bonne partie de ces emplois s’exerce à terre : architecte naval, chaudronnier, voilier-sellier, technicien de maintenance éolien, personnel de criée.
Ce guide s’intéresse d’abord aux carrières maritimes exercées en mer, celles des marins. Pour eux, la règle est posée par l’administration : nul ne peut exercer une fonction à bord d’un navire battant pavillon français armé au commerce, à la plaisance, à la pêche ou aux cultures marines sans détenir les titres et attestations requis (DIRM Méditerranée). Être marin, c’est donc exercer une profession réglementée. Aimer naviguer ne suffit pas.
Marine marchande et Marine nationale : deux univers distincts
Les deux sont souvent confondues dans les recherches. La marine marchande regroupe les navires civils : transport de passagers et de marchandises, services portuaires, pêche, cultures marines et plaisance professionnelle. Ses titres sont délivrés par l’administration des affaires maritimes, après une formation suivie dans un organisme agréé par le ministre chargé de la mer (ministère chargé de la Mer).
La Marine nationale est une armée, avec son propre recrutement (La Marine recrute). L’Insee la compte à part dans l’économie maritime : 31 300 salariés en équivalent temps plein en 2023, sur un total de 374 600 (Insee Focus n° 384). Les formations de Cap Navigation préparent aux titres de la marine marchande et de la plaisance professionnelle, ainsi qu’au BPJEPS Motonautisme. Elles ne concernent pas l’engagement dans la Marine nationale.
Quatre secteurs qui emploient des marins
Le ministère distingue quatre domaines d’activité pour les navigants : le transport et les services maritimes, les pêches maritimes, les cultures marines et la plaisance professionnelle. En 2017, l’Onisep et le ministère recensaient plus de 36 000 marins navigants : 15 900 au commerce, 15 200 à la pêche, 4 000 aux cultures marines et 1 700 à la plaisance professionnelle (Onisep et ministère chargé de la Mer, « Les métiers de marins », 2017).
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Transport et services maritimes
Ce secteur transporte des passagers (liaisons insulaires, car-ferries, croisière) et des marchandises à bord de porte-conteneurs, de navires-citernes ou de vraquiers. Il couvre aussi des services : pilotage, remorquage, dragage, bateaux-taxis, livraisons aux navires au mouillage. À bord, on retrouve le capitaine et son second, le chef mécanicien et son second, les officiers chefs de quart et le personnel d’exécution.
Les petites unités, navettes à passagers ou navires de servitude, relèvent de titres accessibles en formation continue. Le brevet de capitaine 200 en fait partie : il couvre les navires de jauge brute inférieure à 200 qui naviguent jusqu’à 20 milles des côtes (France compétences, RNCP38863). Les fiches capitaine de navire de charge côtier et capitaine de navire / skipper professionnel décrivent ces fonctions en détail.
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Pêche maritime
La pêche française emploie près de 12 400 marins pêcheurs, dont 9 292 en métropole, et 86 % des navires de la flotte mesurent moins de 12 mètres (SDES, Chiffres clés de la mer et du littoral, édition 2024). Le matelot à la pêche met à l’eau et remonte les engins, trie, conditionne et débarque les prises. Selon le navire, une sortie dure d’une journée à plusieurs semaines (ministère chargé de la Mer, fiche Pêcheur, 2023).
Sur le littoral d’Occitanie, la Région recense quatre ports de pêche : Le Grau-du-Roi, Sète-Frontignan, Agde et Port-la-Nouvelle (Région Occitanie). Le certificat de matelot pont, dont un module porte en partie sur la pêche, permet d’embarquer à la pêche comme au commerce. La fiche marin pêcheur détaille ce parcours.
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Cultures marines
Conchyliculture, pisciculture et algoculture forment le secteur des cultures marines. En Occitanie, la conchyliculture fait vivre 2 000 personnes (Région Occitanie). Le métier de conchyliculteur s’apprend en formation initiale : CAP maritime de conchyliculteur, bac professionnel cultures marines ou BTS agricole aquaculture (ministère chargé de la Mer, fiche Conchyliculteur, 2023). À bord des navires de cultures marines, la conduite des moteurs relève en revanche d’un titre maritime : le brevet de mécanicien 250 kW, que prépare Cap Navigation, permet d’exercer comme chef mécanicien sur les navires de cultures marines dont la puissance propulsive est inférieure à 250 kW (France compétences, RNCP39701).
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Plaisance professionnelle et yachting
La plaisance professionnelle, qu’on appelle aussi yachting ou grande plaisance, désigne l’exploitation de navires de plaisance gérés professionnellement, navires et équipages compris. Sous l’autorité du capitaine travaillent un chef mécanicien, des marins et, sur les unités concernées, une équipe hôtelière. Les titres de commandement sont propres au secteur : capitaine 200 voile, capitaine 200 yacht, capitaine 500 yacht, capitaine 3000.
Selon le ministère, les eaux méditerranéennes accueillent la moitié de la flotte mondiale de yachts (Formations et Métiers de la Mer). L’activité connaît un pic en période touristique (ministère chargé de la Mer, fiche Skipper, 2023). Voir la fiche marin de yacht et capitaine de yacht.
Comment le travail s’organise à bord
Trois niveaux de fonction, deux services principaux
L’administration maritime classe les fonctions du bord en trois niveaux (Formations et Métiers de la Mer) :
- le niveau de direction, celui de l’état-major : capitaine et second capitaine au pont, chef mécanicien et second mécanicien à la machine ;
- le niveau opérationnel, celui de l’encadrement intermédiaire : chefs de quart passerelle et machine, officier électrotechnicien ;
- le niveau d’appui, celui du personnel d’exécution : matelots, mécaniciens, matelots électrotechniciens.
Ces fonctions se répartissent entre le service pont, qui conduit le navire, et le service machine, qui le fait avancer et l’alimente en énergie. S’y ajoutent un service polyvalent, qui permet d’exercer au pont et à la machine aux niveaux de direction et opérationnel, et un service général sur les navires à passagers, pour les fonctions hôtelières. Un parcours maritime consiste à monter ces niveaux, et chaque marche demande à la fois une formation et du temps en mer.
Filière pont : du matelot au capitaine
Le matelot tient le quart à la passerelle, participe à l’accostage, au mouillage et à l’amarrage, applique les procédures de manutention et d’arrimage, entretient le bord. Le titre qui ouvre ces fonctions est le certificat de matelot pont, de niveau 3, valable à bord des navires armés au commerce, à la plaisance, à la pêche et aux cultures marines (France compétences, RNCP39154). Il ne demande ni diplôme ni service en mer préalable. La formation compte 235 heures, 290 heures avec le certificat de formation de base à la sécurité (arrêté du 18 août 2015).
La suite se gagne en mer. Chaque étape suppose une durée de navigation :
| Étape | Condition principale |
|---|---|
| Certificat de matelot pont | Formation modulaire, sans service en mer préalable |
| Certificat de matelot de quart passerelle | Deux mois de service en mer au pont |
| Certificat de marin qualifié pont | Douze mois de service en mer après le certificat précédent |
| Entrée en formation Capitaine 200 | Six mois de service en mer |
| Délivrance du brevet de capitaine 200 | Douze mois de service cumulés sur cinq ans, 20 ans révolus |
Le brevet de capitaine 200 est un titre de niveau 3 (France compétences, RNCP38863). Il autorise les fonctions du pont, jusqu’au commandement, sur les navires de jauge brute inférieure à 200 naviguant à 20 milles des côtes au plus, et les fonctions de chef mécanicien sur les navires de moins de 250 kW. Pour l’obtenir, il faut aussi un CFBS à jour, une formation médicale et un certificat de radiotéléphoniste. Il se revalide tous les cinq ans (DIRM Nord Atlantique-Manche Ouest).
Au-delà, les brevets de capitaine 500 et 3000 et les formations d’officier de l’École nationale supérieure maritime ouvrent l’accès aux navires plus grands. Les fiches matelot de pont et officier de pont décrivent ces fonctions.
Filière machine : faire avancer le navire
À la machine, le mécanicien prépare et participe à la mise en marche du navire, contrôle les équipements et intervient en cas d’urgence. Sur certains navires, il aide aussi aux opérations de pêche (ministère chargé de la Mer, fiche Mécanicien, 2023).
Le premier titre de la filière est le brevet de mécanicien 250 kW, de niveau 3. Il permet d’exercer comme chef mécanicien à bord des navires de commerce, de pêche, de plaisance ou de cultures marines dont la puissance propulsive est inférieure à 250 kW (France compétences, RNCP39701). La formation modulaire représente 105 heures : 72 heures de machines marines et 33 heures d’électricité, ; 160 heures avec le CFBS (arrêté du 17 août 2015). Aucun diplôme ni aucune expérience en mer n’est demandé à l’entrée.
Le programme porte sur les moteurs Diesel et hors-bord, les circuits de refroidissement et de lubrification, la ligne propulsive et l’électricité du bord : des bases que connaissent déjà les mécaniciens venus de l’automobile, du poids lourd ou de l’industrie.
Les titres suivants, mécanicien 750 kW puis chef mécanicien 3 000 kW et 8 000 kW, ont chacun leurs conditions de formation et de service en mer (France compétences, brevet de mécanicien 750 kW). Voir la fiche chef mécanicien.
Encadrement nautique motorisé : une filière hors titres maritimes
Encadrer contre rémunération du jet-ski, du bateau à moteur ou des engins tractés ne relève pas de l’administration des affaires maritimes. Le diplôme exigé est le BPJEPS spécialité éducateur sportif, mention activités de motonautisme et disciplines associées, de niveau 4, délivré par le ministère chargé des Sports (France compétences, RNCP41638). Il prépare aux emplois de moniteur de motonautisme et de moniteur de véhicule nautique à moteur. Le service en mer et les niveaux de fonction du bord ne s’y appliquent pas.
Tableau des métiers de la mer : titre, formation et salaire publié
Les salaires ci-dessous sont des montants bruts mensuels. Ils proviennent des fiches métiers publiées par le ministère chargé de la Mer en 2023 ou du guide « Les métiers de marins » de l’Onisep et du ministère, paru en 2017. Aucune source officielle ne publie de montant net pour ces métiers, et la rémunération varie selon le navire, l’armement et, à la pêche, le volume des captures.
| Métier | Secteur / niveau | Titre d’accès | Formation | Salaire brut mensuel publié |
|---|---|---|---|---|
| Matelot de pont | Pont, appui | Certificat de matelot pont (RNCP39154, niveau 3) | 235 h, 290 h avec le CFBS | Pêche : du SMIC à 3 800 € (ministère, 2023). Navire à passagers, débutant : 2 000 à 2 500 € (Onisep, 2017) |
| Capitaine de petit navire à passagers | Pont, direction | Brevet de capitaine 200 (RNCP38863, niveau 3) | 392 h, après 6 mois de service en mer | 2 000 à 3 600 € (Onisep, 2017) |
| Officier de pont (chef de quart) | Pont, opérationnel | Brevets d’officier de l’ENSM | Formation supérieure (ENSM) | Débutant : 2 800 à 3 800 €. Expérimenté : 4 500 à 7 000 € (ministère, 2023) |
| Capitaine de yacht | Plaisance professionnelle | Capitaine 200 voile ou yacht, 500 yacht, 3000 | Selon le brevet | 3 500 à 6 500 € (Onisep, 2017) |
| Mécanicien | Machine, appui | Brevet de mécanicien 250 kW (RNCP39701, niveau 3) ou 750 kW | 105 h, 160 h avec le CFBS (250 kW) | 2 500 à 4 500 € (ministère, 2023) |
| Chef mécanicien petite puissance | Machine, direction | Mécanicien 250 kW (moins de 250 kW), puis 750 kW | Selon le brevet | 3 000 à 3 500 € (Onisep, 2017) |
| Capitaine de pêche | Pêche, direction | Brevets de commandement à la pêche | Bac pro CGEM option pêche (3 ans) en formation initiale | 3 000 à 10 000 € (ministère, 2023) |
| Conducteur de petits navires | Pont, petites unités | BACPN | 80 h, 107 h avec la formation sécurité | Aucune donnée officielle publiée |
| Conchyliculteur | Cultures marines | CAP maritime de conchyliculteur, bac pro cultures marines | 2 à 3 ans en formation initiale | Débutant : SMIC. Expérimenté : à partir de 2 000 € (ministère, 2023) |
Travailler en mer en Méditerranée
L’économie maritime française mobilise 374 600 salariés en équivalent temps plein, soit 1,6 % de l’emploi salarié du pays. La façade Méditerranée en compte 137 433, contre 82 231 pour la façade Nord Atlantique-Manche Ouest, 50 575 pour la Manche Est-Mer du Nord et 46 010 pour le Sud Atlantique (Insee Focus n° 384, juillet 2026, données 2023). Les trois départements que l’Insee cite en tête sont les Bouches-du-Rhône (36 400 salariés), le Var (36 300) et le Finistère (32 700) : deux d’entre eux sont sur la façade méditerranéenne.
Le tourisme littoral pèse près de la moitié de ces emplois au niveau national, avec 184 500 salariés. Viennent ensuite la construction et la réparation navales (46 300), le transport maritime et fluvial (43 500) et les produits de la mer (43 200), selon la même étude.
La Région Occitanie chiffre son économie bleue à 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 41 000 emplois, dont 80 % dans le tourisme littoral. Son littoral compte 220 km de côtes et 35 ports de plaisance maritimes, qui offrent 32 000 anneaux. La filière nautisme y réunit 1 200 entreprises, près de 2 000 emplois et 45 métiers, avec 300 postes à pourvoir dans les chantiers et chez leurs sous-traitants (Région Occitanie, filière nautisme). La Région recense aussi trois ports de commerce : Sète, Port-la-Nouvelle et Port-Vendres .
Ces chiffres décrivent un bassin d’emploi. Ils ne mesurent pas les besoins de recrutement métier par métier, qui dépendent de la saison et du type de navire.
Le port de Sète-Frontignan appartient à la Région Occitanie. L’établissement public régional Port Sud de France y gère trois concessions portuaires, commerce, pêche et plaisance, et le site du port indique plus de 2 300 emplois directs (Port de Sète). C’est dans ce port que se trouve le centre de formation Cap Navigation : les stagiaires se forment au contact des trois activités du port, commerce, pêche et plaisance.
Entrer dans un métier de la mer : les étapes
Le parcours complet est détaillé dans le guide devenir marin. Pour entrer dans un métier maritime, six étapes se succèdent :
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Passer la visite d’aptitude médicale
Elle est obligatoire avant toute inscription dans un centre de formation maritime et n’est valable que si elle est réalisée par un médecin du Service de santé des gens de mer. Le certificat vaut deux ans, un an pour les mineurs, les marins de plus de 55 ans et certains personnels de quart de nuit (ministère chargé de la Mer). L’article visite médicale des gens de mer explique la démarche.
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Choisir son service
Le pont pour conduire le navire, la machine pour le faire fonctionner, ou l’encadrement nautique, qui suit un autre cadre.
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Suivre la formation d’entrée et le CFBS
Le certificat de matelot pont, le brevet de mécanicien 250 kW ou le BACPN, complétés par le certificat de formation de base à la sécurité exigé par la convention STCW.
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Embarquer et accumuler du service en mer
Chaque certificat supérieur de la filière pont exige une durée de navigation.
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Monter en brevet
Six mois de service ouvrent l’entrée en formation Capitaine 200, douze mois cumulés sur cinq ans et 20 ans révolus conditionnent sa délivrance.
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Revalider ses titres
Les brevets sont valables cinq ans (DIRM Méditerranée). Sans service suffisant comme capitaine ou second, le titulaire du Capitaine 200 passe par une formation de recyclage.
Reste le financement. Depuis le 1er janvier 2022, un organisme doit être certifié Qualiopi pour que ses formations soient prises en charge par des fonds publics ou mutualisés (France compétences). La page comment financer votre formation maritime présente les dispositifs selon votre statut. Pour les personnes qui changent de métier, l’article se reconvertir dans les métiers de la mer après 40 ans traite des questions propres à la reconversion.
Se former aux métiers de la mer à Sète avec Cap Navigation
Cap Navigation est un centre de formation maritime installé à Sète, dans l’Hérault, certifié Qualiopi au titre des actions de formation. Il couvre les trois filières décrites plus haut :
- la filière pont, avec le certificat de matelot pont, le brevet de capitaine 200 et son recyclage, ainsi que le BACPN ;
- la filière machine, avec le brevet de mécanicien 250 kW ;
- la sécurité, avec le CFBS, initial et recyclage.
Les stagiaires viennent de toute la France. La formation maritime professionnelle se donne sur un nombre limité de sites : la France métropolitaine compte douze lycées professionnels maritimes et quatre sites de l’École nationale supérieure maritime, dont un à Marseille, auxquels s’ajoutent les organismes agréés (SDES, Chiffres clés de la mer et du littoral, édition 2024). L’équipe du centre vérifie l’éligibilité de chaque candidat et monte avec lui le dossier de financement.
Certains métiers présentés dans ce guide passent par d’autres établissements : les brevets d’officier de l’ENSM, les diplômes de cultures marines ou l’engagement dans la Marine nationale. Nous l’indiquons pour que chacun s’oriente vers le bon interlocuteur.
Un projet dans les métiers de la mer ?
Questions fréquentes sur les métiers de la mer
Ces réponses complètent le guide sur les questions fréquemment posées à propos des métiers de la mer : les principaux métiers, les emplois à bord d’un navire et dans un port, la différence avec la Marine nationale, les métiers exercés à terre et ceux du nautisme. Les questions propres à un métier figurent sur sa fiche, les questions transversales sur la page FAQ.
Il n’existe pas de liste officielle arrêtée à dix métiers. Le ministère chargé de la Mer classe les métiers en cinq familles, dont une seule concerne la navigation. Parmi les métiers exercés en mer, les fiches du ministère et de l’Onisep décrivent notamment le matelot de pont, le capitaine, l’officier de pont, le mécanicien, le chef mécanicien, le capitaine de yacht, le marin pêcheur, le capitaine de pêche et le conchyliculteur. S’y ajoute le moniteur de motonautisme, dont le diplôme relève du ministère chargé des Sports. Le tableau de ce guide indique pour chacun le titre d’accès et le salaire publié. → Fiche métier matelot de pont
Le travail à bord se répartit entre le service pont, qui conduit le navire, le service machine, qui assure la propulsion et l’énergie, la filière électrotechnique rattachée à la machine et, sur les navires à passagers, un service général pour les fonctions hôtelières. Au pont et à la machine, les fonctions se répartissent sur trois niveaux : appui (matelots, mécaniciens), opérationnel (chefs de quart) et direction (capitaine, chef mécanicien et leurs seconds). Sur les yachts, une équipe hôtelière travaille aussi sous l’autorité du capitaine. → Fiche métier capitaine de navire / skipper professionnel
n port réunit des métiers embarqués et des métiers à terre. Côté mer, les services portuaires comprennent le pilotage, le remorquage et le dragage, assurés par des équipages titulaires de titres maritimes. Côté quai, la manutention portuaire regroupe les opérations de chargement et de déchargement des navires de commerce, confiées aux ouvriers dockers (ministère de la Transition écologique). Un port de pêche emploie aussi du personnel de criée. À Sète, le port réunit commerce, pêche et plaisance et indique plus de 2 300 emplois directs. → Formation BACPN pour la conduite de petits navires
La marine marchande est civile. Elle regroupe les navires de commerce, de pêche, de cultures marines et de plaisance professionnelle, et ses titres sont délivrés par l’administration des affaires maritimes après une formation dans un organisme agréé. La Marine nationale est une armée, qui recrute par ses propres voies. L’Insee la compte séparément dans l’économie maritime, avec 31 300 salariés en équivalent temps plein en 2023. Les formations de Cap Navigation préparent aux titres de la marine marchande. → Nos formations maritimes à Sète
Quatre des cinq familles définies par le ministère chargé de la Mer comptent des métiers à terre. La construction et la maintenance navales emploient des architectes navals, des chaudronniers, des soudeurs, des tuyauteurs, des peintres et des voiliers-selliers. La recherche emploie des biologistes marins et des océanographes, les énergies marines renouvelables des ingénieurs et des techniciens de maintenance. La filière des produits de la mer compte des fileteurs, des poissonniers et du personnel de criée. Ils passent par d’autres formations que les titres maritimes, présentées sur le site Formations et Métiers de la Mer.
Le nautisme regroupe la conception, la construction, la maintenance des bateaux de plaisance et les services associés. En Occitanie, la filière réunit 1 200 entreprises et 45 métiers, avec 300 postes à pourvoir dans les chantiers et chez leurs sous-traitants (Région Occitanie). Deux métiers du nautisme se pratiquent sur l’eau : le marin de la plaisance professionnelle, qui relève des titres maritimes, et le moniteur de motonautisme, titulaire du BPJEPS. → Fiche métier moniteur de jet-ski / VNM
En résumé
Les métiers de la mer se choisissent d’abord par service, pont ou machine, puis par secteur : transport, pêche, cultures marines ou plaisance professionnelle. L’entrée se fait sans diplôme par le certificat de matelot pont ou le brevet de mécanicien 250 kW, après une visite médicale auprès du Service de santé des gens de mer. La progression vers le commandement se compte ensuite en mois de navigation. En Méditerranée, où se concentrent 137 433 emplois salariés de l’économie maritime, ces titres donnent accès aux navires à passagers, à la pêche, aux services portuaires et au yachting.
À lire également
- Fiche métier : Matelot de pont (missions à bord, compétences attestées, salaires publiés par le ministère, progression vers le Capitaine 200). → /maritime-profession/matelot-de-pont/
- Fiche métier : Capitaine de navire / Skipper professionnel (responsabilités du chef de bord, conditions de travail, parcours de formation et évolutions). → /maritime-profession/capitaine-de-navire-skipper-professionnel/
- Fiche métier : Chef mécanicien (direction du service machine, échelle des brevets selon la puissance, rémunération publiée par le ministère). → /maritime-profession/chef-mecanicien/
- Comment financer votre formation maritime à Sète (CPF, France Travail, OPCO, Région Occitanie : les dispositifs selon votre statut et les délais d’instruction). → /comment-financer-votre-formation-maritime-a-sete/
- Les métiers de la mer, de quoi parle-t-on ?
- Quatre secteurs qui emploient des marins
- Comment le travail s’organise à bord
- Tableau des métiers de la mer : titre, formation et salaire publié
- Travailler en mer en Méditerranée
- Entrer dans un métier de la mer : les étapes
- Se former aux métiers de la mer à Sète avec Cap Navigation
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